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Jouets pour enfants : « Stop » aux clichés de genre

À l’approche de Noël, c’est souvent la course aux cadeaux. Voici un challenge, qui tombe à pic… Qui est prêt à jouer le jeu ? Avec #UnPouponPourUnGarçon, l’idée est d’offrir une poupée à un petit garçon de votre entourage et contribuer à lutter contre les cadeaux genrés…

 

Voici le mois de décembre, le mois préféré des kids mais aussi de toute la famille. Les décorations, les préparatifs, les « chanté nwel » et tous ces moments en famille qu’on adore… mais surtout les CADEAUX. Dans les rayons des magasins, on observe la multitude de jouets qui prennent place et font briller les yeux de nos kids. Des rayons bien agencés… par sexe et activités. Des techniques marketing qui existent depuis la nuit des temps et sont naturellement rentrées dans les moeurs.
Le challenge #UnPouponPourUnGarçon propose aux internautes de casses ces codes marketing en offrant une poupée à un petit garçon de son entourage puis de partager sur les réseaux sociaux les photos des enfants avec leur nouveau cadeau – avec le hashtag #UnPouponPourUnGarçon.
Une expérience pour favoriser la diversité
Lancé par Elisabeth Roman, fondatrice de Tchika (un magazine féministe destiné aux enfants de 7 à 11 ans), le défi veut faire bouger les choses, et à sa manière « préparer nos petits garçons à devenir papa »

« Offrir un poupon à un garçon, c’est lui donner le feu vert pour exprimer sa gentillesse et son empathie, des caractéristiques qui ne sont pas encouragées par les jouets qui lui sont habituellement destinés », développe Elisabeth Roman. « Offrir un poupon, c’est aussi préparer le garçon à être un papa (frère, tonton, parrain…) actif et engagé, un rôle qu’il aura peut-être à jouer un jour dans sa vie future ».

 

 

Des clichés qui ont la peau dure…

Avec ce hashtag, cette action a pour but de déconstruire les stéréotypes en arrêtant d’offrir des cadeaux genrés, fille ou garçon. Depuis leur plus jeune âge, les enfants sont exposés au fameux « bleu pour les garçons et rose pour les filles ». Tout comme un petit garçon doit être « fort » et la petite fille dégage « douceur et tendresse ». Des codes qui nous suivent ensuite toute notre vie.

« Si l’idée de la petite fille forte, qui peut travailler dans les sciences par exemple, fait petit à petit son chemin, celle d’un petit garçon sensible, qui aime jouer à la poupée est plus difficile à faire passer », pointe la journaliste. Et ajoute : “On sait pertinemment que leur éducation se reflète sur leur façon d’être à l’âge adulte et c’est aussi par des petits gestes que l’on peut faire évoluer les choses

Alors, qu’en pensez-vous ? Seriez-vous prêt à relever le défi ?

Une chose est sûre, avec ce défi, le débat sera lancé autour du sapin :)…

Plus d’infos :Le magazine Tchika est « le 1er mag d’empowerment pour les filles de 7 à 12 ans » – avec un crédo simple : le girlpower dès l’enfance !